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Récapitulatif semaine 47 : rives en glace, lacs gelés et sortie avec Esa.

Rives en glace :

Avec les températures négatives, lacs et rivières se mettent à geler. Si le processus est assez rapide et uniforme pour les lacs, il l’est beaucoup moins pour les rivières. L’eau courante empêche la formation de grandes surfaces de glace, mais le gel va se déposer par petites touches ici et là sur les rives. La glace est ensuite soumise aux forces de l’eau. Il en résulte de véritables œuvres d’art à la géométrie complexe.

Lacs gelés :

En ce moment, un phénomène particulier a lieu : les lacs chantent ! C’est ce dont ont été témoins certains stagiaires et les chargées de mission qui marchaient sur un lac gelé. De temps à autre, des sons ressemblant parfois à un chant de baleine, parfois à un éclair, survenaient de sous leurs pieds. Ce phénomène est connu mais il faut que certaines conditions soient réunies pour entendre ces bruits. En effet, ces sons proviennent de différences de température entre les couches de glace du lac : celles plus en surface se réchauffent et se dilatent tandis que celles au contact de l’eau restent froides. Cela provoque des fissures qui génèrent les sons impressionnants, qu’on entend d’autant plus si le lac est dépourvu de neige. La température actuelle étant assez basse pour que les lacs soient déjà bien gelés mais les gros flocons n’étant pas encore tombés, c’est le moment idéal pour en profiter ! On vous laisse écouter ce court extrait où le bruit ressemblant à un éclair est en fait le bruit de la glace :

Sortie avec Esa :

Ce week-end, certains ont pu profiter d’une sortie avec Esa, le guide naturaliste. La chance était de leur côté en ce qui concerne la faune, car ils ont pu dès le matin observer un renard (Vulpes vulpes) et un groupe de chevreuils (Capreolus capreolus) arborant leur beau pelage d’hiver. La chance a continué puisqu’ils ont pu voir des mésangeais imitateurs (Perisoreus infaustus). Ces petits corvidés vivant dans la taïga sont relativement discrets et difficiles à observer. Le pic épeiche (Dendrocopos major), beaucoup moins timide, était quant à lui toujours au rendez-vous ! Le reste de la journée a été consacré à marcher sur les lacs gelés en profitant d’une superbe lumière et du chant des lacs, comme on vous explique un peu plus haut. La pause déjeuner s’est déroulée autour d’un feu, ce qui était nécessaire pour se réchauffer par ces températures !