Aller au contenu

Récapitulatif semaine 42 : traditions boréales, formation sur les strigidés, et chanterelles.

Traditions boréales :

  Dans la partie septentrionale de l’hémisphère nord, se présente un spectacle aussi majestueux qu’impressionnant, aussi imprévisible qu’envoûtant. Les aurores boréales font rêver quiconque a la chance d’en apercevoir, et sont bien souvent à l’origine de mythes et légendes.

  Les Samis, peuple autochtone du nord de l’Europe, craignaient par exemple ce phénomène, considéré alors comme les âmes des morts, capables de voir les humains et de les emporter vers l’au-delà ! Aujourd’hui encore, les Samis évitent de sortir lorsque ces « âmes » dansent dans le ciel. 

  D’ailleurs, en Finlande, les aurores boréales se nomment « revontulet », littéralement le « renard de feu ». Cela fait référence à un mythe selon lequel les renards arctiques seraient à l’origine des aurores boréales. L’animal courant sur les monts de Laponie ferait tourbillonner la neige avec sa queue, projetant ainsi des étincelles dans l’obscurité nocturne.

  Chaque peuple du nord a ses propres croyances. Les Inuits pensent notamment qu’elles sont en réalité des torches allumées par les esprits pour guider les défunts vers un pont menant tout droit vers le paradis. Enfin, au Groenland, les aurores sont les âmes des enfants morts en couche qui s’amusent dans le ciel.

Formation sur les strigidés :

  À l’occasion de l’ouverture du sujet de recherche sur la chouette lapone, les stagiaires ont eu le plaisir d’accueillir le photographe et naturaliste Esa au sein de Deep Karelia. Il a présenté deux heures durant les différentes espèces de chouettes présentes en Finlande, avec pour illustrations ses propres photographies. 

  10 espèces de chouettes vivent en Finlande : la chouette Hulotte, la Chevêchette, la Nyctale de Tengmalm, la chouette Épervière, le hibou des Marais, le hibou Moyen-Duc, le Harfang des neiges, la chouette de l’Oural, et le Grand-Duc d’Europe. Parmi elles, neuf vivent à Lieksa ! Entre les détails biologiques et éthologiques se sont glissées des anecdotes sur les “affûts” suivis de péripéties vécues par Esa. Par exemple lorsqu’il a voulu attirer une chouette lapone avec une souris vivante lancée en l’air. La souris s’est enfoncée dans la neige, et une fois ressortie celle-ci s’est immédiatement faite attraper dans le bec de l’oiseau ainsi satisfait. 

  L’après-midi, les stagiaires ont ensuite pu profiter des conseils du photographe sur le terrain, afin d’appréhender les endroits les plus propices pour écouter et peut-être voir des chouettes. L’une des techniques, la repasse, consiste à émettre des enregistrements de sons émis par l’oiseau étudié, dans le but d’obtenir une réaction de sa part. Mais seul un pic cendré s’est montré aux stagiaires durant cette formation.

Des chanterelles à profusion :

  Au hasard des prospections ou des randonnées, l’on peut aisément trouver des chanterelles, aussi appelé « girolles ». Ce champignon est facilement reconnaissable à sa couleur jaune orangé et à son hyménium plissé (l’hyménium désignant l’ensemble des organes sporifères). 

  Une fois cueillies, l’on peut décider soit de les cuisiner directement, soit de les conserver pour une utilisation ultérieure. Pour la première option, une simple poêlée avec un peu de beurre, d’échalote et de persil fera l’affaire, ou bien en omelette avec les mêmes ingrédients cités précédemment.

  Pour la conservation, trois solutions principales existent. Ils peuvent être mis en conserve afin de garder leur texture et leur saveur. Ils peuvent être sécher avec un déshydrateur ou bien un four avec un réglage basse température. Enfin, ils peuvent également être congelés, ce qui constitue la façon la plus simple de les conserver longtemps.