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Récapitulatif semaine 42 : premières neiges, cours d’empreintes et nouveau menu chez les loutres.

Premières neiges :

Ça y est, les premiers flocons sont tombés à Deep Karelia ! Bien que la neige ne tienne pas encore tout à fait au sol, c’est l’occasion de faire les premières batailles de boules de neige, mais aussi d’aller se promener pour admirer le paysage blanc et sentir la neige crisser sous les pieds. Pour le plus grand bonheur de Jorik, qui accompagne volontiers les stagiaires sur les sentiers. C’est aussi le bon moment pour partir à la recherche des empreintes d’animaux, qui sont particulièrement bien visibles sur la neige lorsqu’elles sont fraiches.

Cours d’empreintes :

Avec la chute des premiers flocons, un manteau neigeux a commencé à apparaître sur le sol de la zone d’étude. Une fois la neige bien installée, le tracking des grands prédateurs pourra commencer. Laetitia en a profité pour expliquer aux stagiaires comment reconnaître les empreintes des espèces boréales : élan, renne, micromammifères, écureuil, lièvre, petits mustélidés, glouton, ours, lynx, loup, renard … Le lendemain, les animaux de la forêt semblaient s’être passé le mot pour donner un cours pratique aux stagiaires ! En effet, en partant sur le terrain, la plupart des groupes a pu observer de nombreuses empreintes, notamment celles d’ours, de glouton, d’écureuil, de lièvre, de grand tétras ou même de castors. De quoi ancrer les connaissances sur les empreintes pour longtemps !

Nouveau menu chez les loutres :

Parmi les mustélidés présents en Finlande, on retrouve la loutre d’Europe (Lutra lutra), vivant le long des cours d’eau. Pour réaliser le suivi des loutres, les stagiaires de Deep Karelia marchent le long des rivières à la recherche d’indices de présence de l’animal. On peut par exemple retrouver des empreintes ou encore des « toboggans », qui sont des zones de passage régulièrement empruntées par les animaux pour passer de la berge au cours d’eau, et où ils se laissent parfois glisser si la pente le permet. L’indice de présence le plus retrouvé reste cependant les crottes, appelées épreintes, que les loutres déposent souvent sur des rochers. Ces épreintes peuvent être confondues avec les crottes de visons mais sont d’odeur « agréable » et présentent un diamètre plus important. Pour étudier le régime alimentaire des loutres, les stagiaires dissèquent les crottes afin d’analyser leur contenu. Parmi les éléments très régulièrement retrouvés, on peut citer les écailles et arêtes de perche et de brochet. Rien d’étonnant puisque la loutre est essentiellement piscivore. Cette semaine, un nouvel élément a été trouvé dans les épreintes : des parties du corps d’écrevisse  ! Bien que les crustacés soient une proie connue de la loutre d’Europe, nous n’en avions encore pas trouvés dans notre zone d’étude.  Voici une photo des éléments retrouvés dans l’épreinte.