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Récapitulatif semaine 18 : Pâques orthodoxe, oiseaux nicheurs et « printemps » carélien.

Pâques orthodoxe :

Lundi, nous avons fêté Pâques à la mode russe, selon la tradition orthodoxe. Pourquoi est-ce si tard dans l’année, un mois après la fête catholique de Pâques ? Il faut savoir que les orthodoxes utilisent toujours le calendrier julien (de Jules César), contrairement au rite catholique, qui utilise le calendrier grégorien depuis le XVIème siècle. Il y a donc chaque année un décalage important entre les fêtes religieuses catholiques et orthodoxes.

Comme d’habitude, Laetitia avait mis les petits plats dans les grands ! Nous avons mangé du koulitch, une brioche aux fruits secs et confits, et de la paskha, un fromage blanc aux agrumes et aux raisins. Délicieux ! En plus de ces mets sucrés traditionnels de Pâques, nous avons aussi goûté aux œufs de la tradition orthodoxe. Certains ont pu constater avec une pointe de déception que ce n’était pas des œufs en chocolat, mais des vrais œufs durs ! Ils devaient leur couleur marron à une teinture à base de pelures d’oignons.

Oiseaux nicheurs :

Ne sont-ils pas mignons ? Leur chant comparable à de petites clochettes retentit dans la forêt ces dernières semaines. On les croirait tout droit sortis d’un conte pour enfants ou d’un film de Miyazaki. Ce sont les jaseurs boréaux (Bombycilla garrulus), emblématiques de nos territoires nordiques. Nous les avions vus en grands groupes à l’automne, migrant un peu plus au sud en Europe, vers des températures plus clémentes et de la nourriture plus accessible. Ils sont maintenant de retour pour nicher dans nos contrées. Ce ne sont pas les seuls oiseaux migrateurs à avoir atteint la Carélie depuis le début du printemps afin de passer leur période de nidification. Tous n’hivernent pas en Europe, la majorité des espèces vient de bien plus loin. Voici un panorama de nos premiers visiteurs printaniers :

De haut en bas et de gauche à droite : cygne chanteur (Cygnus cygnus), tarin des aulnes (Spinus spinus), bergeronnette grise (Motacilla alba), milan noir (Milvus migrans), pinson du nord (Fringilla montifringilla), mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus), bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus), chevalier cul-blanc (Tringa ochropus), garrot à œil d’or (Bucephala clangula), grue cendrée (Grus grus), grive litorne (Turdus pilaris), canard colvert (Anas platyrhynchos), courlis cendré (Numenius arquata), hibou des marais (Asio flammeus), grive mauvis (Turdus iliacus), harle bièvre (Mergus merganser), buse pattue (Buteo lagopus), merle noir (Turdus merula), pie-grièche grise (Lanius excubitor), plongeon arctique (Gavia arctica), pinson des arbres (Fringilla coelebs), vanneau huppé (Vanellus vanellus), oie des moissons (Anser fabalis) et rougegorge familier (Erithacus rubecula).

« Printemps » carélien :

« En mai, fais ce qu’il te plait », dit le dicton. Apparemment, cela ne concerne pas la Carélie. Dans la nuit de jeudi à vendredi, il a encore neigé une bonne quinzaine de centimètres. Pour quelques jours, nous avons retrouvé les paysages de février. C’est un concept particulier dans un mois que l’on suppose être printanier. Il parait même que cela arrive parfois en juin ! Le printemps carélien est en quelque sorte un hiver indien, qui n’en finit jamais vraiment. Cela n’a pas empêché les stagiaires d’aller sur le terrain comme tous les jours de la semaine, après avoir remis leurs gants et leur bonnet.