A qui appartiennent ces grosses pattes ?

Tout a commencé le dimanche 11 avril, lorsque notre chargée d’études Juliette est tombée nez à nez avec de grosses traces plutôt fraiches dans la neige. Puis, ce fut le tour de différents stagiaires sur le terrain, tout au long de la semaine. Tous ont pu relever la taille énorme des traces, s’enfonçant profondément dans la neige. Pas de doute possible, ce sont des traces d’ours. Ils se sont réveillés !
Contrairement aux idées reçues, les ours n’hibernent pas, ils hivernent. Cela signifie qu’ils ne se plongent pas dans un profond état de léthargie. Certaines activités physiologiques ne sont pas interrompues. Par exemple, les ours donnent naissance à leurs petits pendant l’hiver. Avec les températures printanières de ces derniers jours, ils sont définitivement sortis de cette période d’hivernation.
Un trophée dans la neige :

Au détour d’une prospection, Emma et Adeline sont tombées sur un bois d’élan, dépassant de la neige. Il avait passé tout l’hiver recouvert. La couche de neige ayant bien fondu ces dernières semaines, il était maintenant visible. Nos deux stagiaires se sont donc décidées à le récupérer. A leur surprise, ce n’était pas un, mais deux bois d’élan qui étaient recouverts par la neige, ainsi qu’une bonne partie du crâne de l’animal !

Chaque année, au début de l’hiver, les élans mâles perdent leur bois, c’est le moment de la mue. Cela leur permet de préserver leur énergie pour survivre aux mois les plus difficiles. Dans le cas présent, il ne s’agit pas d’une mue, puisque les bois sont toujours accrochés au crâne. Il aurait pu s’agir d’une prédation. Mais à la coupe nette du crâne, il paraît plus probable qu’il s’agisse d’un trophée laissé par des chasseurs. L’occasion pour Emma et Adeline de réaliser quelques belles photos.
La danse des aurores :
Ce week-end, les stagiaires ont eu tout le loisir d’observer des aurores boréales. Le ciel était clair, et l’indice des orages géomagnétiques (appelé indice Kp) était élevé. Vendredi soir, les lueurs vertes et violettes étaient particulièrement impressionnantes, et ils ont pu les voir danser au dessus de leurs têtes durant plusieurs heures d’affilées.
Ces aurores étaient peut-être les dernières observées cette saison, puisque la nuit devient de plus en plus courte. De plus, les aurores boréales apparaissent plutôt au moment des équinoxes, c’est à dire autour des mois de septembre ou de mars. Voici un aperçu en timelapse de celles observées par les stagiaires à Änäkäinen au début du mois de mars :





